Guillaume Soubiraa (1)
DOI : 10.63000/G8gsV2265z0Jj
Abstract
NOTHING WILL ESCAPE ARTIFICIAL INTELLIGENCE – Artificial intelligence is not a rupture but the acceleration of a very old drive: to measure, classify, and predict. From the Antikythera mechanism to Hollerith’s punch cards, up to the 1956 Dartmouth conference that coined the term, simulating cognitive tasks is nothing new. What sets generative AI apart is its speed: adoption among American adults reached 45% by late 2024, then 54.6% in 2025, nearly three times faster than the PC at the same stage. This article examines that phenomenon and its impact on the gemstone and jewelry trade. Drawing a parallel with the twentieth-century diamond monopoly, it shows how AI’s value chain reproduces a familiar three-layer architecture: raw material (compute, dominated by Nvidia), the distribution channel (cloud, concentrated among hyperscalers), and the narrative, once controlled by maisons through campaigns like “A Diamond Is Forever”, now increasingly shaped by generative engines. Concrete cases, Chaumet, Louis Vuitton, Tiffany, Richemont, illustrate this integration. The article seeks to lay out the findings
of a balanced analysis of real-world impacts. It addresses AI’s structural footprint, the labor conditions behind annotation and subcontracting, and the AI 2027 scenarios, weighing what is already real against what remains speculative.It closes on concrete pathways for adopting AI without giving up trust.
Résumé
L’intelligence artificielle n’est pas une rupture mais l’accélération d’une volonté très ancienne : mesurer, classer, prévoir.De la machine d’Anticythère aux cartes perforées d’Hollerith, jusqu’à la conférence de Dartmouth en 1956 qui invente le terme, simuler des tâches cognitives n’a rien de nouveau. Ce qui distingue l’IA générative, c’est sa vitesse : son adoption par les adultes américains atteint 45% fin 2024, puis 54,6% en 2025, près de trois fois plus rapide que le PC
au même stade. Cet article examine ce phénomène et son impact sur le négoce des gemmes et des bijoux. En traçant un parallèle avec le monopole du diamant au XXe siècle, il montre comment la chaîne de valeur de l’IA reproduit une architecture à trois couches connue : la matière première (le calcul, dominé par Nvidia), le canal de distribution (le cloud, concentré chez les hyperscalers) et le récit, autrefois maîtrisé par les maisons via des campagnes comme «A Diamond Is Forever», aujourd’hui façonné par les moteurs génératifs. Des cas concrets, Chaumet, Louis Vuitton, Tiffany, Richemont, illustrent cette intégration. Le présent article essaie de formuler les constats d’une analyse équilibrée sur les impacts réels. Il aborde l’empreinte structurelle de l’IA, les conditions de travail derrière l’annotation et la sous-traitance, et les scénarios d’AI 2027 confrontent le réel et le spéculatif. Il conclut sur des voies concrètes pour adopter l’IA sans renoncer à la confiance.
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1 Gemmologue FGA, guillaumesoubiraa@gmail.com

